Ode à la vie de chalet

Je dis souvent que l’achat de mon chalet a changé ma vie. Ce n’est pas exagéré le moins du monde : il y a vraiment eu un avant et un après.

Ça n’a pas été un achat longuement réfléchi. Je venais de rencontrer mon chum et nous n’étions pas encore prêts à vivre ensemble, mais nous avions tout de même le désir d’avoir quelque chose à nous deux. Bien sûr, j’avais toutes sortes de craintes. Je me disais que ça deviendrait vite monotone de devoir retourner toujours au même endroit pour les sorties du week-end. J’avais peur de m’accrocher un boulet au pied : boulet financier, bien sûr, mais aussi celui de la méchante routine qui allait me couper de découvertes, de voyages et de contacts sociaux.

Avoir un chalet implique plusieurs choses. Lorsqu’on a un chalet, on n’en loue jamais un autre pour découvrir une nouvelle région. Lorsqu’on a un chalet, on n’est à peu près jamais en ville la fin de semaine, et ça demande une sérieuse réorganisation de la vie sociale. Lorsqu’on a un chalet, le budget vacances en prend aussi un coup… Bref, il y a beaucoup d’arguments qui peuvent faire hésiter à avoir un chalet.

Pour moi, décider d’acheter un chalet a été une décision de la même nature que celle d’avoir un enfant. Rationnellement, ce n’est jamais le bon moment de faire un enfant, mais à un certain moment, il faut plonger : on met alors de côté son côté rationnel et on suit son cœur.

C’est dans cet état d’esprit que j’ai fait ma fille (la meilleure décision de ma vie) et c’est aussi dans cet état d’esprit que j’ai acheté mon chalet (une autre de mes très bonnes décisions).

Après des heures de magasinage sur Kijiji, nous avons visité deux endroits seulement. Au deuxième, ç’a été le coup de foudre. C’était un endroit retiré en Mauricie, loin de la civilisation, et proche d’un petit cours d’eau. Quel clash avec ma vie professionnelle, dans un bureau du centre-ville, accrochée à mon BlackBerry au point d’en oublier qu’une semaine normale de travail compte 35 heures.

Je me souviendrai toujours de ce samedi matin où, assise sur le canapé, sans BlackBerry ou Internet (le chalet est trop reculé pour avoir une bonne réception), je me suis mise à regarder le paysage. J’avais l’impression que c’était la première fois de ma vie que je m’arrêtais. Avec le chalet, j’ai redécouvert le poids du jour qui tombe, la beauté de celui qui se lève, le chant des oiseaux et tous les autres bruits étranges et parfois inquiétants que la nature nous réserve.

Je me suis rendu compte à quelle point, j’étais déconnectée de tout cela. Peu à peu, l’énergie de la campagne a fait son œuvre et j’ai commencé à me poser des questions : où est-ce que je m’en allais avec mes horaires de fou ?

J’ai commencé à apprécier le rythme de la campagne, à me laisser transformer par lui et à remettre en question tous mes choix professionnels.

Cela fait maintenant 10 ans que nous avons acheté le chalet. Chaque fois que j’y arrive, le vendredi soir, je me dis « Quel bonheur d’être ici ».

Je n’ai pas envie de vous vendre mon mode de vie… mais un peu quand même ! Voici quelques endroits et décors inspirants… (Aucune des photos suivantes n’a été prise à mon chalet, malheureusement.)

Chalet 1

Chalet 2

Chalet 3

Chalet 4

Chalet 5

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Un commentaire

  1. Jocelyne

    J’aimerais tellement avoir les moyens d’avoir un chalet, mais avec un seul revenu, c’est pas possible.

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