Changement de carrière: mes trois conseils à moi-même

Voici les 9 étudiantes du Groupe A dans la salle de technologie des glaçures au Centre de Céramique Bonsecours qui m’accompagneront cette année.

Ça y est, j’ai fait le grand saut ! J’ai mis mes peurs, mes doutes et mon orgueil de côté et je suis inscrite au Cégep pour faire une technique en céramique. Il faut dire que j’ai l’âme butineuse et que je reste difficilement en place. Je suis pas du genre à choisir la sécurité si je n’ai pas de plaisir. Après une maitrise en cinéma, un long passage dans l’édition et la télévision, un essai en relation d’aide et un retour vers le journalisme à travers mon blogue De la ruelle au salon, j’avais envie de quelque chose de plus pratique, mais qui relève aussi du domaine artistique. La vie par procuration, c’est fini. J’ai fini d’interviewer des artisans ou des artistes en rêvant secrètement d’en devenir une moi-même. J’ai fait un bref essai dans cette direction au cours de ma vingtaine, mais mon côté perfectionniste et mon impatience (et il faut le dire, mon orgueil) m’avaient vite découragée. Mes résultats n’étaient pas à la hauteur de mes aspirations.

Vieillir n’est pas une mauvaise chose. Je me sens aujourd’hui forte d’un peu plus de maturité. Je reprends ce chemin avec un esprit plus réaliste, et pour ne pas perdre de vue l’essentiel, voici quelques-uns des conseils que je me donne à moi-même:

  • Ne te compare aux autres (C’est tout un programme, je l’avoue. C’est un réflexe profondément ancré chez moi!)
  • Prends le temps d’apprendre (Mon expérience professionnelle m’a clairement démontré que ce qu’on appelle « talent » n’est pas un gage de réussite, alors que le travail sérieux, oui)
  • Essaie de ne pas t’attacher aux résultats: c’est le processus qui est important (Le processus créatif est un formidable outil pour se connaître mieux soi-même)

Lundi dernier, j’ai donc fait ma rentrée dans les locaux du Centre de céramique Bonsecours où se donnent les cours professionnels. C’est une magnifique école située dans le Vieux-Montréal, dans une ancienne caserne de pompiers. J’ai rencontré l’équipe d’enseignants et les collègues que je côtoierai pour les trois prochaines années. Ou peut-être un peu moins parce que selon les statistiques, moins de la moitié de la cohorte finira la troisième année. Est-ce que je ferai partie des finissants en 2021? C’est étrange de regarder notre petit groupe de 19 étudiants (nous sommes divisés en deux groupes) et de se demander qui se rendra jusqu’au bout. Mais voilà: je suis déjà en train d’ignorer les conseils que je me suis donnés…

Même si j’opère un changement assez radical de carrière, je ne considère pas que je « repars à zéro ». Mon expérience de vie me sert déjà et je n’ai pas envie d’abandonner mon rôle de blogueuse. Je compte faire de cet espace un endroit où je peux marier toutes mes passions et mes expériences personnelles et professionnelles: la communication, les médias, la croissance personnelle, la relation d’aide, la déco, l’artisanat, et tout ça, dans un contexte de réduction de la consommation et de l’empreinte écologique.

Pour finir, une photo de l’atelier de Peter Bodenham (céramiste anglais) glanée sur Pinterest.Je la trouvais très inspirante de par sa simplicité.

 

 

2 commentaires

  1. Bravo pour avoir fait le saut!
    C’est vivifiant, la chute, malgré ce que l’on pense et l’on entend…
    et ça permet de gagner en perspective.
    Je mène de front mon travail comme artiste en arts visuels et comme fleuriste indépendante et ça m’inspire de lire des histoires comme ça.

    Bonne continuité! 🙂

    • Isabelle

      Merci, Véronique d’avoir pris le temps de m’écrire un commentaire. Quelle belles passions vous avez! J’ai déjà pensé devenir fleuriste aussi.

Laisser un commentaire